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  • Ouvrage : Éducation critique aux médias et à l’information en contexte numérique
  • Publication suite au séminaire tenu au CEMTI entre 2016 et 2018.

    Presses de l’Enssib, 2020.

    Interdiction des téléphones portables à l’école, contrôle des plateformes en ligne pour lutter contre la désinformation – l’éducation aux médias se retrouve au centre des politiques publiques numériques. Depuis 2013, la loi de refondation de l’école a inscrit dans ses missions fondamentales une éducation aux médias et à l’information. Cet ouvrage présente le résultat de trois années de réflexion collective avec des chercheur.es explorant l’économie politique de la communication, la sémiotique, la sociologie des usages, la critique des industries culturelles et créatives et la sociologie du genre.

    Sommaire

    Introduction par Sophie Jehel et Alexandra Saemmer

    Partie 1. Éduquer à l’information, décoder les infomédiaires

    Chapitre 1. « Fake news », complotisme, désinformation : quels enjeux pour l’éducation aux médias ? par Romain Badouard

    Chapitre 2. Cybersexisme : un nouveau phénomène de socialisation adolescente par les outils du numérique ? par Sigolène Couchot-Schiex et Gabrielle Richard

    Chapitre 3. Surveillance à l’ère numérique : comment résister à l’emprise de la société de contrôle ? par Serge Proulx

    Chapitre 4. Retour sur les enjeux politiques du mouvement du logiciel libre, par Sébastien Broca

    Chapitre 5. Comment saisir la qualité politique des technologies numériques ? par Clément Mabi

    Chapitre 6. Faire attention, ou l’affectivité en contexte numérique, par Camille Alloing et Julien Pierre

    Chapitre 7. Qu’est-ce qu’un moteur de recherche ? par Guillaume Sire

    Chapitre 8. La défiance des adolescents vis-à-vis de l’information journalistique dans le contexte de la crise de l’information, par Sophie Jehel

    Chapitre 9. Se confronter aux fausses informations : des moyens techniques de lutte aux outils éducatifs, par Léo Jannot-Sperry

    Partie 2. Approches réflexives et créatives des médias

    Chapitre 10. Inoculer le genre. Le genre et les SHS : une méthodologie traversière, par Marlène Coulomb-Gully 

    Chapitre 11. L’éducation critique aux médiations informationnelles et communicationnelles en milieu numérique, par Nicole Pignier

    Chapitre 12. Pour une lecture critique des interfaces du livre numérique, par Nolwenn Tréhondart 

    Chapitre 13. La créativité en éducation critique aux médias : un défi pour l’École, par Laurence Corroy

    Chapitre 14. Que peut la littérature face aux techno-pouvoirs numériques ? par Alexandra Saemmer 

    Chapitre 15. Adolescence et maîtrise des technologies de la communication, par Francis Jauréguiberry

    Chapitre 16. Déconstruire le mythe des digitales natives, et au-delà : cheminements théoriques et méthodologiques, par Anne Cordier

    Chapitre 17. Mobilisation des savoirs techniques par le professeur documentaliste. L’éducation aux médias comme transmission d’un savoir expérientiel en milieu numérique, par Céline Ferjoux 

    Chapitre 18. CyberOmbre, repenser les nouveaux médias par le médium théâtre, par Fardin Mortazavi

  • MEI #49 : Regard et communication
  • Publication suite au séminaire tenu au CEMTI en 2019.

    La question de l’historicité du regard, et des dynamiques socio-politiques multiples qui participent de son façonnage, a longtemps été l’objet d’intérêt exclusif de l’histoire de l’art. L’émergence des Cultural Studies à partir des années 1960, s’appuyant notamment sur la sémiotique critique de Roland Barthes, des études féministes au tournant des années 1970, avec la conceptualisation du « male gaze », et enfin des Visual Studies dans les années 1980 a largement participé du renouvellement de la problématique de la construction sociale du regard et élargi le spectre des méthodes employées pour l’étudier. Ces approches ont mis l’accent sur la dimension sensible et intériorisée des rapports sociaux. Elles ont tracé les contours d’une politique de la perception par laquelle la visibilité sociale se trouve inégalement distribuée. Ce numéro de la revue MEI souhaite participer de ce renversement de la focale, de cette approche critique du regard qui invite non pas, ou pas seulement, à considérer ce qu’il y a à voir dans les représentations médiatiques ou artistiques, mais à interroger le rôle qu’elles jouent dans la formation de manières de voir (et de se voir), à la fois socialement situées et réorganisées par des dispositifs sociotechniques. En se focalisant sur la question de la configuration sociale du regard, il propose d’explorer les contextes de circulation des images, leurs modalités d’appropriation et leur participation à l’édification des normes de visibilité.

    Sommaire

    Editorial, par Maxime Cervulle et Alexandra Saemmer

    On Seeing and Knowing : entretien avec John Rajchman
    Maxime Cervulle et Alexandra Saemmer

    Théories et pratiques de la performativité visuelle. Les politiques de l’acte d’image au prisme des Leviathan Series de David Batchelor
    Maxime Boidy

    Voir les médiations à l’œuvre dans la construction du jeu vidéo comme objet muséal
    Marion Coville

    La réception les yeux fermés ? Spectacles non vus et controverses théâtrales
    Maxime Cervulle

    La France coloniale et le spectateur « indigène » : histoire d’une incompétence cinématographique
    Morgan Corriou

    Un œil « moyen ». Le cinéma d’amateur en France
    Giuseppina Sapio

    Performer la décolonisation/décoloniser la performance. Les œuvres The Artifact Piece et The Artifact Piece Revisited des artistes autochtones James Luna et Erica Lord
    Aurélie Journée-Duez

    Remonter aux motivations sociales et politiques du regard. Esquisse d’une méthode en sémiotique sociale
    Alexandra Saemmer et Nolwenn Tréhondart

    Éducation à l’image, critique de l’artification et approche sémiotique
    Bernard Darras

    Les « Deux Marianne » : une image, des regards, des affrontements en contexte numérique
    Justine Simon

    Visualité/contre-visualité, propositions pour une (re)définition
    Ulrike Lune Riboni

    Quelques tableaux de la représentation
    W.J.T. Mitchell

     

  • Journée d’étude : Bêta-lecture et formes de co-écriture sur le web littéraire - 16 octobre
  • Journée d’étude organisée par Sylvie Bosser et Bérengère Voisin, avec le soutien de la MSH Paris Nord et l’EUR ArTeC.
    16/10/2020
    Campus Condorcet, Centre des colloques, Salle 3.01.

    10h00 – Bérengère VOISIN et Sylvie BOSSER, Introduction

    Session 1. Modérateur Pascal Mougin

    10h15 – Valérie STIENON, Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade/Médialect :
    « Bien écrire la fin du monde. Bêta-lecture et dystopie ».

    10h45 – Nolwenn TRÉHONDART, Université de Lorraine, CREM :
    « La professionnalisation du lecteur sur les plateformes d’écriture numérique. L’exemple de Scribay et Plumavitae ».

    11h15 – Alexandra SAEMMER, Université de Paris 8, CEMTI :
    « Nouvelles de la Colonie. Jeu de rôle littéraire sur facebook ».

    Session 2. Modérateur Gaëlle Théval, Université de Rouen

    14h30 – Sandra PROVINI, Université de Rouen, CÉRÉdI :
    « Fanfictions et partages de l’auctorialité : auteurs, bêta-lecteurs, alpha-lecteurs et commentateurs ».

    15h00 – Marie-Anaïs GUEGAN, Université de Lyon, Groupe MARGE :
    « Forum d’écriture en ligne. Dispositifs d’écriture, auctorialité et poétique des textes ».

  • Études de communication #54 : Les images au cœur des rapports sociaux. Vers de nouveaux régimes de représentation et de visibilité ?
  • Les industries culturelles et médiatiques paraissent omnipotentes dans la sélection et la diffusion des images qui vont faire l’information ou « faire l’histoire ». Comme l’ont démontré plusieurs travaux, les médias traditionnels sont en effet les principaux acteurs de la production des icônes visuelles (Hariman et Lucaites, 2007 ; Lavoie, 2010), par la répétition et la « circulation circulaire » (Bourdieu, 1996) en particulier. Au-delà de la consécration de certaines images, les institutions médiatiques et culturelles ont le pouvoir de faire exister ou au contraire de taire l’existence d’événements, de groupes sociaux, de récits minoritaires en déterminant la « hiérarchie du voir » (Voirol, 2005a). Par ailleurs, quand ces événements, groupes et récits minoritaires sont représentés, les modes de représentation qu’offrent les espaces médiatiques et culturels dominants semblent verrouillés, souvent défavorables ou partiels. Les réseaux sociaux numériques paraissent cependant déstabiliser cette hégémonie (Gunthert, 2015) et participent à la reconfiguration des régimes de visibilité et de représentation à l’œuvre. Si le système médiatique et les industries culturelles continuent d’être des instances de validation et de constructions des représentations, elles doivent également prendre en compte les tendances qui, en particulier en ligne, désignent d’autres images, d’autres actualités et d’autres histoires. Par ailleurs, les productions culturelles et contenus médiatiques visuels traditionnels ne sont pas sans faire l’objet de processus de négociation de sens et de véritables querelles interprétatives. Identifiés de longue date par les auteurs qui ont interrogé la réception (Hall, 1994), ces processus de négociation de sens trouvent de nouveaux canaux d’expression et se nourrissent désormais de la conscience des alternatives disponibles. Ce sont ces récits visuels alternatifs et les réceptions différenciées des images hégémoniques que ce 54e numéro d’Études de Communication propose d’interroger.

    Sommaire
    Introduction, Ulrike Lune Riboni et Raphaële Bertho

    Race, visualité et histoire, Martin A. Berger

    Des images en débat : de la blessure de Geneviève Legay à la répression des Gilets Jaunes, Édouard Bouté et Clément Mabi

    Victimes de violences conjugales face aux campagnes institutionnelles entre ventriloquie, injonctions et paradoxes, Giuseppina Sapio

    Les réponses des fans aux représentations lesbiennes fictionnelles : le cas de The 100 et Wynonna Earp, Mélanie Bourdaa

    Iconographies médiaclastiques des corps noirs : des innovations visuelles au service d’alternatives représentationnelles, Emmanuelle Bruneel

    Donner à voir le lecteur sur les réseaux sociaux numériques : « Bookstagram », entre nouveaux régimes de visibilité et iconographies standardisées, Marine Siguier

  • Séminaire : Capitalisme cognitif (2020-2021)
  • Le séminaire « Capitalisme Cognitif » se propose de nourrir une réflexion critique et interdisciplinaire sur le rôle de plus en plus central de la connaissance et du numérique dans l’organisation du travail et la valorisation du capital. L’ambition de ce séminaire est celle d’appréhender le sens et les enjeux de ces mutations dans leur complexité à partir d’un triple point de vue : i) la restructuration de l’organisation des firmes qui a mené à l’essor du capitalisme de plateformes et à un formidable renforcement du système de la propriété intellectuelle ; ii) La résistance et les alternatives que la société a produit face à ce que James Boyle désigne comme le « second mouvement des enclosures », notamment sous la forme des communs de la connaissance et du numérique ; iii) les liens de ces dynamiques avec les défis de la crise écologique et le choc de la pandémie de la covid-19.

    Le séminaire se déroule sur la base d’une séance mensuelle entre le mois de novembre 2020 et le mois de juin 2021. Il aura lieu de façon alterné à l’Université de Paris 8 et à la Maison des Sciences Économiques. Il s’adresse principalement aux enseignants-chercheurs, aux doctorant.e.s et aux étudiant.e.s des Masters de l’UFR Culture&Communication, mais, par ses thématiques et sa nature interdisciplinaire, il concerne aussi l’ensemble des disciplines de l’Ecole Doctorale Sciences Sociales de l’Université de Paris 8.

    PROGRAMME

    Mercredi 4 novembre : Andreas Malm (MCF en géographie humaine, Lund University, Suède), « La chauve-souris et le capital. Coronavirus, changement climatique et stratégie pour l’urgence chronique »

    Mercredi 25 novembre. Philippe Batifoulier (PR en économie - Directeur du CEPN, Université de Paris XIII) « Commun, système de santé et démocratie sanitaire face aux défis de la crise du Covid 19 » .

    Mercredi 9 décembre. Fanny Vincent (Sociologue, Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET)" « L’hôpital : une crise sans fin ».

     Mercredi 13 janvier. Veronica Pecile (Sociologue, - EHESS & Harvard Law School) e Antonio Vercellone (Juriste, Département de Droit de l’Université de Turin) « Communs urbains et Community Land Trust  »

    Mercredi 17 février : Pierre Sauvêtre (MCF en sociologie, Université de Paris X-Nanterre) « Communs et économie sociale et solidaire  » 

    Mercredi 24 Mars. : Eleonora Missana (Philosophe, Université de Turin) « Approches féministes de la reproduction  »

    Mercredi 14 avril. Sarah Vanuxem (MCF en droit privé, Université de Nice, Sophie Antipolis : « La propriété de la terre  »

    Mercredi 19 mai. Massimiliano Nicoli (Philosophe et sociologue, Sophiapol, Université de Paris X) et Luca Paltrinieri (MCF en philosophie à l’Université de Rennes 1, LabTop) : « La valeur monétaire de la vie »

    Mercredi 9 juin. Benoît Lelong (PR en sciences de l’information et de la communication, CEMTI, Université de Paris 8) « La privatisation de l’électron : l’émergence du capitalisme technoscientifique dans les industries des télécommunications »

  • Séminaire : Performer le politique en Afrique et dans les diasporas, oct. 20 - juin 21
  • Protéiforme, le geste performé échappe à tout cadre. De cette liberté et du lien intime qu’il entretient avec un lieu, une histoire, un public naît une pratique qui sait avec force penser et infléchir le politique. C’est le cas en particulier dans les Afriques, où se déploient aujourd’hui des expérimentations d’une grande radicalité autour des formes, des significations et des possibles de la performance. 

    Le cycle Dialogues Afriques est proposé par l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et la Cité internationale des arts, et porté par Dominique Malaquais (CR, CNRS-IMAF), Julie Peghini (MCF, Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis-CEMTI), Christine Douxami (MCF HDR, Université de Franche-Comté-IMAF) et Sarah Fila-Bakabadio (MCF, Université de Cergy-Pontoise-AGORA).

    #1 29 octobre | Agir sur son temps, performer son époque

    Marinette Jeannerod (chercheuse, artiste, curatrice)
    Tickson Mbuyi (artiste performeur)
    Cléophée Moser (chercheuse, artiste, curatrice)
    Precy Numbi (artiste performeur)

    #2 12 novembre | L’Algérie, entre mémoires de la colonisation et geste révolutionnaire
    Alice Carré (chercheuse, dramaturge)
    Margaux Eskenazi (metteuse en scène)
    Bahïa Bencheikh-El-Fegoun (réalisatrice)
    Salima Tenfiche (chercheuse)

    #3 26 novembre | A YEN DO ETE
    Myriam Mihindou (artiste, performeuse)
    Aurore Sacquart (artiste et spécialiste du langage des signes)

    #4 10 décembre | Poétique RM2, Queeriser l’ancestralité africaine : archives utopiques dans les espaces de réjouissance
    Anna Tjé (artiste, chercheuse, performeuse)

    #5 14 janvier | Cercle Kapsiki
    Hervé Yamguen (artiste, poète) Hervé Youmbi (artiste)
    Lionel Manga (écrivain)

    #6 28 janvier | Moi, performeur. Exister au dedans et au dehors du Brésil
    Wagner Schwartz (artiste, performeur)

    #7 2 février | Be.Power
    Nástio Mosquito (artiste, performeur, musicien)

    #8 12 mars | Batho Re
    Lerato Shadi (artiste, performeuse)
    Katja Gentric (chercheuse, historienne d’art)

    #9 25 mars | Performance entre art et carnaval – Trinidad et Tobago
    Maica Gugolati (chercheuse, curatrice, artiste)

    #10 12 avril | A man was lynched by Police Yesterday
    Dread Scott (artiste révolutionnaire)
    Cette séance est organisée en collaboration avec le DIU ArTeC+

    #11 6 mai | Art and Afrodescendant Mobilization in Latin America, 1960s-2010s Alejandro de La Fuente (chercheur, historien) Anne Lafont (chercheuse, historienne d’art)

    #12 13 mai | Sous réserve

    #13 11-13 juin | Utopies performatives

    Rencontres internationales à la Cité internationale des arts – Sites du Marais et de Montmartre. Plus d’informations à venir !
    Entrée libre, dans la limite des places disponibles
    Echanges en français et anglais
    Programme susceptible d’être modifié Horaires à consulter sur notre site internet

  • Journées d’études doctorales du CEMTI, 11 et 12 janvier 2021
  • Organisées par Lucile Coquelin & Adrien Péquignot 

    Amphithéâtre MR002, Maison de la Recherche, Université Paris 8 

    Lundi 11 janvier

    https://u-paris.zoom.us/j/86469225699?pwd=cmVxWHdYWW5vR0t3a3lwNFZGdE12UT09 

    ID de réunion : 864 6922 5699

    Code secret : 993686

    Mardi 12 janvier

    https://u-paris.zoom.us/j/83848339286?pwd=dHcxNVNLdUVNK1ZJUWhVNloyV3NWZz09 

    ID de réunion : 838 4833 9286

    Code secret : 816013

    11 janvier

    10h - 11h Session modérée par Sébastien Broca 

    Tiphaine Carton

    « La plateforme webpédago.com, un “compromis” entre différents “mondes” ? » 

    Le modèle des “cités” élaboré par Boltanski et Thévenot (1991) permet de saisir quels « compromis » entre différents « mondes » et donc quelles différentes valeurs et conceptions du bien commun sont cristallisés par la plateforme webpédago.com, tant par ses concepteurs que par ses utilisateurs-enseignants. En guise d’ouverture, il s’agira de soumettre ce terrain à une analyse sémiotique « ouverte » (Boutaud, Veron, 2007), en se demandant si l’on peut y retrouver des traces matérielles et symboliques des différents « compromis » identifiés auprès des acteurs. 

    Renata Cabas

    « Le capitalisme de surveillance à l’époque des Gafam (Europe-USA) » 

    Le capitalisme de surveillance est un nouvel ordre économique revendiquant l’expérience humaine comme matière première gratuite à des fins commerciales (S. Zuboff). C’est aussi une menace car il est à l’origine de la position dominante des Gafam et du changement des comportements des consomma- teurs (captation de données, profiling, tracking etc.) qui deviennent la matière géolocalisée, analysée, contrôlée et modifiée. Cette intervention a pour objectif de présenter son pouvoir “instrumentarien” en se basant sur une enquête menée avec la méthode de l’observation participante. 

    11h - 12h Temps d’échanges 

    12h - 13h - Pause déjeuner 

    13h - 14h Session modérée par Carlo Vercellone 

    Kianoosh Yasaei

    « Le digital labor à l’ère de l’impérialisme de plateforme » 

    Dans les turbulences de la crise du néolibéralisme est né le capitalisme de plateforme dont le pouvoir économique de ses oligopoles s’avère aujourd’hui incontestable. Cette référence historique marque aus- si l’émergence d’un autre phénomène, celui du digital labor. Comment saisir l’articulation historique de ces deux phénomènes dans sa dimension globale ? Comment interpréter la phase actuelle du capi- talisme de plateforme d’un point du vue du Sud ? Nous tâcherons de répondre à ces interrogations en introduisant le concept d’impérialisme de plateforme. 

    Ludovic Bonduel

    « Instituer les communs par ou contre la propriété : propriété commune ou non-propriété » 

    L’une des questions théoriques ayant traversé l’histoire du socialisme a consisté à savoir s’il fallait pen- ser l’alternative à la propriété privée comme propriété collective ou comme absence de propriété. Les différentes pensées critiques s’étant développées autour de la notion de “communs” depuis les années 1990 semblent également traversées par cette interrogation. Nous proposons de comparer et interroger sous cet angle l’approche Ostromienne (qui pense la propriété commune à travers la notion de faisceaux de droits) et celle de Dardot et Laval (qui cherche à instituer une sphère hors-propriété). 

    14h - 15h Temps d’échanges 

    15h - 15h30 Pause-café 

    15h30 - 16h30 Session modérée par Alexandra Saemmer 

    Fardin Mortazavi

    « Le théâtre dans les cavernes du numérique » 

    L’analyse de la temporalité de l’usage du Web est le plus souvent marquée par l’urgence, l’immédiateté, l’instantanéité et la régularité. Or, après les modèles de captation de l’attention centrés sur « la durée », celui de la fidélisation et sur « l’intensité », celui de l’alerte, émerge un 3ème régime combiné des deux précédents : « l’immersion » par la pratique des jeux vidéo, la communauté... En résonance avec une contre-expérience esthétique immersive scénique avec les enfants et les jeunes (www.cyberombre.org), nous tentons de cerner les spécificités de ce temps d’immersion dans les rapports sociaux. 

    Laurent Chomel

    « L’engagement politique et citoyen suscité par le programme Youtube Datagueule  » 

    YouTube s’est peu à peu imposé dans les usages des jeunes adultes pour diversifier l’offre d’information et d’éducation, avec la possibilité d’une interaction que la télévision ne peut leur proposer. Cette prise de parole publique à travers les commentaires exprimés à la suite des vidéos est une action déterminante au regard d’une génération qui a besoin de regarder l’avenir sans filtre. En analysant les commentaires du programme Datagueule, nous pouvons observer les signes d’une délibération politique de forte am- pleur. Cette intervention en exposera les résultats obtenus. 

    16h30 - 17h30 Temps d’échanges 17h30 

     

    Conclusion - Adrien Péquignot 

     

    12 janvier

    9 h Introduction – Adrien Péquignot

    10h - 11h - Session modérée par Julie Peghini 

    Sébastien Appiotti

    « La photographie comme fil rouge de la recherche.
    Étude de cas autour de la Réunion des musées nationaux - Grand Palais » 

    Cette communication questionnera le rôle qu’a joué dans cette recherche doctorale la photogra- phie, et plus largement les stratégies d’orientation du regard du visiteur, dans la reconfiguration économique, fonctionnelle, identitaire et spatiale du Grand Palais. À partir des expositions Sey- dou Keïta (2016) ; Empires (2016) ; Rodin (2017) et Joyaux de la collection Al Thani (2017), nous analyserons notamment le changement du positionnement de l’institution par rapport à l’acte photographique, tant dans la conception de dispositifs sociotechniques, scénographiques, que dans les discours. 

    María Alcalá

    « Regards en mouvement : pratiques photographiques de l’exil et de l’asile » 

    À partir de deux séries d’entretiens de photo-élicitation (Harper, 2002) auprès des deman- deur-ses d’asile et réfugié-es syrien-nes résidant en France, mon projet de recherche essaie de comprendre dans quelle mesure et de quelles façons les pratiques photographiques de ces personnes modulent leurs expériences migratoires. Il s’agira, lors de cette communication, de présenter des résultats intermédiaires de l’enquête. 

    11h - 12h Temps d’échanges 

    12h - 13h Pause déjeuner 

    13h - 14h30 Session modérée par Benoît Lelong 

    Lucile Coquelin

    « D’une étude de la réception à une recherche-action-critique : réflexions collectives sur la production de la série Black Mirror  » 

    La série Black Mirror met en scène un monde proche, ou envisageable, dans lequel les nouvelles technologies sont naturalisées au point de faire partie intégrante de l’être humain. Afin d’interro- ger le positionnement critique revendiqué de la série, j’ai mené une recherche doctorale en dé- ployant un protocole interdisciplinaire. Cette intervention aura ainsi pour ambition de présenter une méthodologie d’enquête se tenant à la croisée des cultural studies et de l’éducation critique aux médias tout en partageant quelques observations de terrain sur la production de la série. 

    Adrien Péquignot

    « ”Love me Tinder, love me sweep” aside. Proposition méthodologique de rétro-ingénierie sociale » 

    A travers la pratique de l’application Tinder puis une analyse collective de son interface effectuée avec des étudiant-es de licence 2 de l’UFR Culture et Communication ce semestre, nous montre- rons quelles conceptions de la rencontre amoureuse favorise cette application. Nous nous ap- puierons pour cela sur une méthodologie de rétro-ingénierie sociale inspirée par les travaux de la sémiotique des écrits d’écran (Souchier ; Saemmer) et des software studies (Manovich ; Marino). 

    Ghizlane Benjamaa

    « L’Islam sur téléphone portable :
    Analyse socio-sémiotique des applications mobiles religieuses musulmanes » 

    Au fil des années, la religion et ses stratégies de diffusion ont évolué et s’inscrivent désormais aussi dans la sphère numérique. Internet est devenu un lieu de prédication pour un grand nombre de prêcheurs tout en permettant aux croyants d’échanger entre eux, voire de prier en- semble. Cette intervention aura pour ambition de présenter une analyse socio-sémiotique d’un corpus d’applications mobiles musulmanes dont les interfaces modélisent potentiellement les pratiques des croyants qui les utilisent. 

    14h30 - 16h Temps d’échanges 16h 

    Conclusion - Lucile Coquelin